Lisa et Marie sont retournées à l'école hier après une semaine d'absence. Comme Lisa s'élance vers moi à la sortie de la classe, la maîtresse s'approche et m'annonce qu'aujourd'hui "c'était mieux". "Pourquoi mieux ?" lui demandé-je. "Parce qu'elle a été moins tête de mule que d'habitude. A la récréation, c'est toujours elle que je dois aller chercher au fond de la cour. Elle ne m'obéit pas." Je ne trouve rien à dire sauf un 'ah! bon" qui clôture l'échange illico.
Marie, elle, a perdu un gant et ne veut rien me dire de ce qui se passe en classe. Je m'énerve (j'essaie de ne plus prononcer ce mot devant elle parce que depuis qu'elle m'entend le dire, elle le répéte tout le temps mais, elle, c'est Lisa qui l'énerve). Lisa veut que je la porte, Marie veut que je l'écoute, je veux, quant à moi, atteindre la voiture le plus vite possible car il neige maintenant à gros flocons et il fait un froid de canard. On ne le dirait pas mais ce ne sont pas des anges. Et les parents se retrouvent aboyeurs à tout rompre, pressés le soir de les mettre au lit, à la niche pour savourer une heure ou deux de tranquillité. Et puis aussi, on se sent toujours un peu coupable de ne pas avoir la patience d'être...patients. Là, par exemple, sur la photo ci-dessous, maman essaie de se contenir.
Le matin, j'ai pris un aspirine puis du magnésium en comprimé. Il y a en travers de mon front comme une barre. Je sais dès les premières dix minutes si ce sera une journée zen ou pas.
Vient le soir, ce soir. Je vais nous préparer quelque chose. Les enfants sont sages, ils sont devant la télé. Je me souviens comme on nous exhortait à leur interdire la télé. Je me souviens comme on se souvient d'une chose qui est arrivée à d'autres.
Filou est entre les pattes de Lisa comme à son habitude, enchaîné à son bourreau. Il y a des madeleines sur la table basse. J'ai vidé le lave-vaisselle et j'attends de pouvoir passer à la sous-préfecture pour immatriculer la voiture. Et puis le vase, finalement, je le mettrais dans le lave-vaisselle. Avec l'oeuf qui va resservir. Sans aspirine cette fois. L'aspirine, c'est pour maman, je veux dire pour Lydia.
Marie !!!!!!!!!!!!!!! Lisa !!!!!!!!!!!!!!!!!!! ça fait combien de fois que je vous appelle pour passer à table !!!
C'était une journée zen, oui.
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