20 janvier 2011
19 janvier 2011
18 janvier 2011
16 janvier 2011
13 janvier 2011
11 janvier 2011
Fèves à croquer
De l'autre côté du lac, un village musée où déambulent des touristes qui parlent haut et fort dans les rues désertes. L'écho dédouble les présences, réveille des fantômes nichés dans la roche, entre les pierres. Les autochtones ne sont pas là, sans doute en villégiature dans quelque hôtel club sous d'autres latitudes. Ils reviendront l'été rouvrir les crêperies, les restaurants gastronomiques, les boutiques de céramiques et de porcelaine. Il faudrait aussi des ballons à hydrogène pour aller toucher en haut du ciel le soleil de la bonne fortune. C'est très beau, très vide, apaisant comme un endroit où l'on ne vit plus qu'en rêve.
J'ai pris quelques photos avec mon portable. Marie avait un air de marie poppins, sautillant de passerelles en pavés. Lisa la suivait, égayée elle aussi par l'air doux et ce soleil indu. Nous avons trouvé une crêperie ouverte qui tenait aussi lieu de glacier. Et puis nous sommes rentrés, repus, et Lisa s'est endormie dans la voiture.
Nous avons repris de la galette des rois. Cela amuse tant les enfants. La première fois, le jour même de l'épiphanie, c'est moi qui ai remporté le morceau, à savoir une fève assez ridiculement indéchiffrable: on aurait dit une batte de base-ball ou bien une matraque. La seconde fois, ce dimanche, nous avons triché. Sur le dos de sa fourchette, Lydia a décelé la fève dans sa part de gâteau, me l'a glissée dans la main pour que je la fourre à son insu dans la part de Marie que tourmentait la seule idée que cette fois encore, elle ne serait pas reine. Son visage rayonnant quand elle l'a découverte. Sa joie d'enfant. Et Lisa qui disait: bravo, Marie! Ce sont de petites choses. Et c'est ainsi que va la vie.
Et puis, elle a laissé tomber la fève par terre, une figurine en porcelaine tirée de la galerie de personnages d'un film que nous avions vu tous ensemble au cinéma de quartier. La figurine s'est brisée en trois morceaux dont la tête, à peine plus grosse qu'une tête d'épingle que j'ai finalement retrouvée sous les escaliers. Marie pleurnichait. J'ai recollé les morceaux. Elle s'est calmée. Et nous n'y avons plus pensé.
Aujourd'hui, le soleil est revenu après une éclipse de quelques jours. Dans quelques minutes, il apparaîtra dans l'encadrure de la fenêtre et m'aveuglera. Je ne pourrais plus lire sur l'écran de l'ordinateur à moins de rabattre les volets. La maîtresse de Lisa m'a longuement expliqué la nécessité de caler une plage horaire de quarante minutes dans l'emploi du temps de Lisa à l'école pour l'aider à améliorer son élocution en Français. Nos deux filles sont donc toutes les deux en cours de rattrapage. En Français pour l'une, en mathématiques pour l'autre. Et moi de même dans mon petit bureau à domicile, rattrapant le temps perdu: que les mots courent et que le temps suspende son vol.
Le chat aussi se cabre sur son séant. De l'accoudoir du fauteuil, il scrute par la fenêtre le moindre mouvement, le moindre bruissement d'ailes au dehors. Un oiseau - on dirait un rouge-gorge mais est-ce possible ? - le nargue en venant se poser sur l'arbre du jardin. Il tapote du bec le tronc mince à la manière d'un pivert. Et puis il s'en va. Le chat bascule la tête à droite, à gauche. Et puis à défaut de viande, il vient me réclamer des croquettes, sa quantité de fèves journalières.
10 janvier 2011
Jours d'école
Et puis à 16h20, je la récupère. La maîtresse s'étonne qu'elle enfourche sa tétine dès qu'elle me voit alors que, me dit-elle, elle n'en a pas éprouvé le besoin pendant la journée. Je ne sais que répondre. Lisa fait un geste d'adieu, la bouche occupée à têter le moment des retrouvailles comme un bon lait apaisant. Elle a le regard vague, elle a dormi l'après-midi, elle ne dit pas grand chose, elle veut que je la porte. Marie sortira à son tour de l'école dans dix, quinze minutes et nous rentrerons pour le goûter.
09 janvier 2011
08 janvier 2011
07 janvier 2011
Complots d'anges
Noël est derrière nous. Anges, guirlandes et petits coeurs pourrissent dans le jardin. J'ai sorti le coffre où ils iront attendre Noël prochain. Avec retard, Marie a eu son appareil photo et Lisa son garage et ses petites voitures.
Le mardi et le jeudi, Marie reste une heure de plus à l'école. Une heure de rattrapage en mathématiques. Il fait nuit quand je vais la chercher. Lisa attend dans la voiture. Marie sort par l'autre sortie, celle des maîtres. Elle a pleurniché la première fois où je l'ai convoquée pour ses devoirs dans la pièce qui nous sert de studio. Je m'attelle à la tache avec la conviction du bon père de famille.
J'ai enfin reçu le certificat de conformité attestant que notre voiture n'est pas une contrefaçon polonaise. A la sous-préfecture, il y avait du monde. Mais curieusement pour les voitures importées, c'était plus rapide. L'employée a enregistré les données dans l'ordinateur. J'ai encore attendu avant d'être appelé à la caisse pour y déposer mon chèque et retirer le certificat d'immatriculation provisoire. Ensuite, je suis passé au garage. Il a fallu encore débourser une trentaine d'euros pour substituer les plaques frrançaises aux plaques de transit. Finalement, la compagnie d'assurance où chèque à l'appui, j'ai obtenu le petit médaillon vert et sa pochette surprise à coller sur le pare-brise. Faute de documents de la compagnie d'assurance polonaise attestant que le véhicule a été assuré tout au long de mes années polonaises, j'ai été gratifié du tarif maximum. Je vais écrire à qui je sais à Varsovie pour qu'il m'obtienne une attestation en bonne et due forme, histoire de rétablir le juste équilibre entre bonus et malus et réduire mes mensualités de deux tiers du montant actuel.
Dans une heure, j'irai chercher Marie et Lisa à l'école. C'est une belle journée. Il ne fait pas froid. L'eau s'évapore et forme des bruines qui se déchirent à la cime des forêts et des montagnes. Il y a presque un arrière-goût de printemps dans l'air. Pendant une demi-seconde, en sortant de la sous-préfecture et passant devant la fontaine que des employées municipaux venaient de nettoyer de fond en comble, j'ai humé sa fragrance. Le sapin de Noël a vieilli en une nuit. Ses rides, ce sont ses épines qui lui font une couronne d'enterrement à son pied bot. Les guirlandes lui tombent des épaules comme des guenilles. Les boules ont l'air de pendus et lui d'un gibet. Les angelots qui jasent dans les branches retroussées de leurs manchons d'épines ont des airs de comploteurs. L'air de se chuchoter des choses comme: et maintenant? Qu'est-ce qu'on fait, où on va? Et avec tous ces airs, on oublie tout et on recommence à zéro, histoire de faire semblant de ne pas avoir vu l'hiver passer.
Le mardi et le jeudi, Marie reste une heure de plus à l'école. Une heure de rattrapage en mathématiques. Il fait nuit quand je vais la chercher. Lisa attend dans la voiture. Marie sort par l'autre sortie, celle des maîtres. Elle a pleurniché la première fois où je l'ai convoquée pour ses devoirs dans la pièce qui nous sert de studio. Je m'attelle à la tache avec la conviction du bon père de famille.
J'ai enfin reçu le certificat de conformité attestant que notre voiture n'est pas une contrefaçon polonaise. A la sous-préfecture, il y avait du monde. Mais curieusement pour les voitures importées, c'était plus rapide. L'employée a enregistré les données dans l'ordinateur. J'ai encore attendu avant d'être appelé à la caisse pour y déposer mon chèque et retirer le certificat d'immatriculation provisoire. Ensuite, je suis passé au garage. Il a fallu encore débourser une trentaine d'euros pour substituer les plaques frrançaises aux plaques de transit. Finalement, la compagnie d'assurance où chèque à l'appui, j'ai obtenu le petit médaillon vert et sa pochette surprise à coller sur le pare-brise. Faute de documents de la compagnie d'assurance polonaise attestant que le véhicule a été assuré tout au long de mes années polonaises, j'ai été gratifié du tarif maximum. Je vais écrire à qui je sais à Varsovie pour qu'il m'obtienne une attestation en bonne et due forme, histoire de rétablir le juste équilibre entre bonus et malus et réduire mes mensualités de deux tiers du montant actuel.
Dans une heure, j'irai chercher Marie et Lisa à l'école. C'est une belle journée. Il ne fait pas froid. L'eau s'évapore et forme des bruines qui se déchirent à la cime des forêts et des montagnes. Il y a presque un arrière-goût de printemps dans l'air. Pendant une demi-seconde, en sortant de la sous-préfecture et passant devant la fontaine que des employées municipaux venaient de nettoyer de fond en comble, j'ai humé sa fragrance. Le sapin de Noël a vieilli en une nuit. Ses rides, ce sont ses épines qui lui font une couronne d'enterrement à son pied bot. Les guirlandes lui tombent des épaules comme des guenilles. Les boules ont l'air de pendus et lui d'un gibet. Les angelots qui jasent dans les branches retroussées de leurs manchons d'épines ont des airs de comploteurs. L'air de se chuchoter des choses comme: et maintenant? Qu'est-ce qu'on fait, où on va? Et avec tous ces airs, on oublie tout et on recommence à zéro, histoire de faire semblant de ne pas avoir vu l'hiver passer.
06 janvier 2011
05 janvier 2011
L'enfant à tête de cheval
Quand j'étais petit, mon père me disait que je comprenais vite mais qu'il fallait m'expliquer longtemps. Cette boutade m'est revenue à la mémoire bien plus tard. Et je crois désormais qu'elle me définit bien: je suis un précoce tardif, un attardé précoce. Quand j'ai compris, j'ai peut-être mieux compris - mais pas sûr. Quand je comprends, il est déjà tard, trop tard parfois, les autres s'en sont allés comprendre ailleurs. Mais j'ai peut-être pris le temps qu'il fallait alors qu'ils se sont empressés. Goethe, sur son lit de mort, confessa qu'il lui avait fallu quatre-vingt ans pour apprendre à lire. Coquetterie de grand homme certes mais à la réflexion, qu'y a-t-il de plus vrai? Il est vain de comprendre trop tôt. Il y a comprendre et pénétrer: l'intelligence qui ne servirait qu'à comprendre manquerait son objet ou ne toucherait qu'à sa forme. Au fond, j'ai tout appris et compris sur le tas et donc sur le tard.
Il n'y a rien de plus redoutable que le reflet de nous-même dans les yeux de l'enfant, cette image qui ravive un passé enfoui et ramène à la surface des réminiscences d'un autre enfant, celui que nous fûmes. On cherche alors à se rattrapper. Littéralement. A mettre la main sur son enfance pour qu'à son enfant soit épargné ce qui nous a meurtri, qu'on avait oublié ou négligé de retenir mais qui maintenant nous saute à la mémoire. Des petites choses, pas de drame, de l'anodin - mais l'enfance ne connait pas l'anodin -, des microsillons creusés en soi et qui ont laissé une empreinte, tracé une espèce de chemin. Il faut pourtant voir que l'on n'y peut rien. La ressemblance ne doit pas nous tromper. On ne règle pas ses comptes par le truchement de sa descendance. Il faut seulement faire au mieux le don de soi. Il n'y aura pas de récolte, de retour sur investissement, de gratitude, de sacrifice. S'il faut être sauvé, on ne le sera que par soi et cet apprentissage-là qui ne cesse qu'avec la mort est celui de la lenteur à se dérouler tout au long d'une espérance de vie.
J'ai Marie en face de moi dans la petite pièce qui nous sert de bureau. Je la regarde. Je sais que j'ai une longueur d'avance sur elle, le moi qui sommeille en elle, mais je ne suis pas plus avancé et il me faut apprendre à lui apprendre, il me faut m'éduquer pour mieux l'éduquer - ne pas m'absorber dans un reflet, ne pas lui en vouloir pour la ressemblance, ne pas tout lui pardonner pour cette même ressemblance.
J'étais comme elle incapable de comprendre ce que je ne voulais pas comprendre, entêté à ma façon, sans esclandre, sans mise en scène (mais elle, oui). Aujourd'hui, j'ai l'abili du "plus le temps pour cela" - auparavant le "plus" était un "pas". Avec la crainte, alibi suprême, qu'à trop me divertir ou me disperser, le temps vienne alors à manquer pour les choses qui m'importent vraiment. On me racontait récemment l'histoire de cet homme qui ne cessa de renvoyer à plus tard la lecture du "Phèdre" de Racine parce qu'il s'en délectait à l'avance et se la réservait pour le bon moment, celui où il pensait être le mieux à même d'en savourer toute la subtilité, d'en pénétrer le sens profond. Et ce moment ne vînt jamais car la mort le surprit avant qu'il n'advienne.
Je voudrais alors que Marie brise le miroir, ouvre une boîte de Pandore d'où s'échapperaient non plus tous les maux de l'humanité comme dans le mythe mais tous ses dons. Mais voilà, quoi qu'on en dise, un don n'est jamais donné. Tout compte fait, ce qui importe, c'est la pratique et par la pratique - une habitude qu'on a choisie par opposition aux habitudes subies - de s'élever à la sagesse - un mot aujourd'hui galvaudé mais qui est tout de même le seul qui convienne. Celle de Goethe pour lire enfin et tisser entre soi et le monde une toile de correspondances secrètes - que l'on défera la nuit venue. Celles, entrecroisées, de la curiosité et du "connais-toi toi-même" de Chilon de Sparte (devise inscrite au fronton du temple d'Apollon à Delphes et reprise par Socrate). Cela semble démesuré au regard d'un enfant. Mais il faut commencer tôt sans quoi, avant même d'avoir commencé à penser dans un monde qui y incite de moins en moins, l'on a tôt fait d'être saisi par le culte de la vacuité et l'inaptitude à la joie.
Socrate à son procès: "Songez-y : si vous me faites mourir, vous ne trouverez pas facilement un autre homme [...] attaché à vous par la volonté des dieux pour vous stimuler comme un taon stimulerait un cheval grand et de bonne race mais un peu mou en raison de sa taille. [...]. Voilà pourquoi je ne cesse de vous stimuler, de vous exhorter, de morigéner chacun d'entre vous, en l'obsédant partout, du matin jusqu'au soir" ("Apologie de Socrate", Xénophon). Je suis pour l'heure un Socrate de salon, poursuivant Marie du matin au soir et la voici, un dimanche après-midi de janvier, s'abritant derrière le dit cheval, en en chaussant la tête à son cou.
Il n'y a rien de plus redoutable que le reflet de nous-même dans les yeux de l'enfant, cette image qui ravive un passé enfoui et ramène à la surface des réminiscences d'un autre enfant, celui que nous fûmes. On cherche alors à se rattrapper. Littéralement. A mettre la main sur son enfance pour qu'à son enfant soit épargné ce qui nous a meurtri, qu'on avait oublié ou négligé de retenir mais qui maintenant nous saute à la mémoire. Des petites choses, pas de drame, de l'anodin - mais l'enfance ne connait pas l'anodin -, des microsillons creusés en soi et qui ont laissé une empreinte, tracé une espèce de chemin. Il faut pourtant voir que l'on n'y peut rien. La ressemblance ne doit pas nous tromper. On ne règle pas ses comptes par le truchement de sa descendance. Il faut seulement faire au mieux le don de soi. Il n'y aura pas de récolte, de retour sur investissement, de gratitude, de sacrifice. S'il faut être sauvé, on ne le sera que par soi et cet apprentissage-là qui ne cesse qu'avec la mort est celui de la lenteur à se dérouler tout au long d'une espérance de vie.
J'ai Marie en face de moi dans la petite pièce qui nous sert de bureau. Je la regarde. Je sais que j'ai une longueur d'avance sur elle, le moi qui sommeille en elle, mais je ne suis pas plus avancé et il me faut apprendre à lui apprendre, il me faut m'éduquer pour mieux l'éduquer - ne pas m'absorber dans un reflet, ne pas lui en vouloir pour la ressemblance, ne pas tout lui pardonner pour cette même ressemblance.
J'étais comme elle incapable de comprendre ce que je ne voulais pas comprendre, entêté à ma façon, sans esclandre, sans mise en scène (mais elle, oui). Aujourd'hui, j'ai l'abili du "plus le temps pour cela" - auparavant le "plus" était un "pas". Avec la crainte, alibi suprême, qu'à trop me divertir ou me disperser, le temps vienne alors à manquer pour les choses qui m'importent vraiment. On me racontait récemment l'histoire de cet homme qui ne cessa de renvoyer à plus tard la lecture du "Phèdre" de Racine parce qu'il s'en délectait à l'avance et se la réservait pour le bon moment, celui où il pensait être le mieux à même d'en savourer toute la subtilité, d'en pénétrer le sens profond. Et ce moment ne vînt jamais car la mort le surprit avant qu'il n'advienne.
Je voudrais alors que Marie brise le miroir, ouvre une boîte de Pandore d'où s'échapperaient non plus tous les maux de l'humanité comme dans le mythe mais tous ses dons. Mais voilà, quoi qu'on en dise, un don n'est jamais donné. Tout compte fait, ce qui importe, c'est la pratique et par la pratique - une habitude qu'on a choisie par opposition aux habitudes subies - de s'élever à la sagesse - un mot aujourd'hui galvaudé mais qui est tout de même le seul qui convienne. Celle de Goethe pour lire enfin et tisser entre soi et le monde une toile de correspondances secrètes - que l'on défera la nuit venue. Celles, entrecroisées, de la curiosité et du "connais-toi toi-même" de Chilon de Sparte (devise inscrite au fronton du temple d'Apollon à Delphes et reprise par Socrate). Cela semble démesuré au regard d'un enfant. Mais il faut commencer tôt sans quoi, avant même d'avoir commencé à penser dans un monde qui y incite de moins en moins, l'on a tôt fait d'être saisi par le culte de la vacuité et l'inaptitude à la joie.
Socrate à son procès: "Songez-y : si vous me faites mourir, vous ne trouverez pas facilement un autre homme [...] attaché à vous par la volonté des dieux pour vous stimuler comme un taon stimulerait un cheval grand et de bonne race mais un peu mou en raison de sa taille. [...]. Voilà pourquoi je ne cesse de vous stimuler, de vous exhorter, de morigéner chacun d'entre vous, en l'obsédant partout, du matin jusqu'au soir" ("Apologie de Socrate", Xénophon). Je suis pour l'heure un Socrate de salon, poursuivant Marie du matin au soir et la voici, un dimanche après-midi de janvier, s'abritant derrière le dit cheval, en en chaussant la tête à son cou.
02 janvier 2011
Cendrillons
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