31 mars 2006

30 mars 2006

Anniversaire epicurien

C'est mon anniversaire aujourd'hui. Pas de photo mais un gâteau. Sans autre commentaire que celui-ci d'Epicure, vieux de plus de 2300 ans: "Nous sommes nés une fois, il n'est pas possible de naître deux fois, et il faut n'être plus pour l'éternité : toi, pourtant, qui n'es pas de demain, tu ajournes la joie ; la vie périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé."

29 mars 2006

Vue sur parc Lazienki


Lundi (27 mars), premier jour sans nuit (quand je quitte le bureau)
Mercredi, premier jour sans neige (de la fenêtre du bureau).

28 mars 2006

Caméléon

Samedi (25 mars), dans le parc du château de Wilanow, une rencontre en milieu glaciaire. La neige fond mais comme à contrecoeur, centimètre par centimètre, laissant sous elle une terre boueuse qu’affectionne particulièrement Marie. Rien dans l’air comme dans la végétation n’annonce le printemps. L’écureuil quémande sans vergogne des miettes de pain aux promeneurs. Dans la fable, il serait la cigale. Pour le reste, il monte et descend des arbres à la vitesse de l’éclair et s’approche de nous, en dodelinant de la tête, les pattes avant dans la position du boxeur en garde haute. Nous n’avons rien pour lui. Pour un peu, on lui conseillerait de suivre le vol des oiseaux migrateurs, de prendre la route du sud ou de l’ouest. Mais en ces temps d’epizootie, mieux vaut se sédentariser et snober les passagers en transit. Le château est en travaux et les statues du parc sont toutes emmitouflées dans des bâches en plastique. Quelques arbres aussi. La Vistule, elle, est toujours prise dans les glaces. Les autochtones ne sont pas pour autant découragés. Certains déambulent, un cornet de glace à la main. Finalement, l’écureuil aura droit aux miettes de l’un de ces cornets. La boucle de l’hiver est donc bouclée.

21 mars 2006

Jeter l'hiver au ruisseau

A l’école, ce matin, comme je suis sur le point de fermer la porte derrière moi, l’institutrice m’interpelle. Elle me demande comment l’on fête l’arrivée du printemps en France. En Pologne, dit-elle, la tradition est de jeter l’hiver dans la rivière. Elle a dans l’idée de faire connaître cette tradition aux enfants par des travaux de decoupage, je vois sur la table un amas de papier crépon de couleur grise. Je dois bien admettre que je ne connais pas de coutume Française associée à l’arrivée du printemps, sans doute existe-t-il des coutumes locales, dis-je, mais je n’en connais pas. Comment en connaîtrais-je, moi qui n’ai vécu en France que d’école en école, sans racines nulle part en France ? Internet, le lieu par excellence de tous les déracinés de la terre - et du ciel -, saura peut-être combler mes lacunes. Le fait est que l’association des mots “coutumes” “traditions” “France” ou “Françaises” ne donne guère de résultat. Je me trouve propulsé vers des sites qui évoquent bien les us et coutumes associés à l’arrivée du printemps mais ceux de la Suède, du Japon, de la Chine et de la Nouvelle-France mais rien au sujet de l’ancienne. Sans compter que la formule “us et coutumes” tend à me faire basculer de l’autre côté de l’Atlantique vers une mosaique de sites consacrés à l’antagonisme culturel entre le nouveau monde et le pays des Lumières. Retirant “us”, je verse aussitôt dans le “pittoresque”: une multitude de sites qui, de nos traditions, ne retiennent que les recettes de cuisine, les recherches généalogiques (auquel cas un changement d'aiguillage, de nouveau, me fait bifurquer vers des sites mormons d’outre-atlantique) et les gîtes ruraux pour passer en famille les vacances de Pâques. Je renonce à “coutumes” et opte pour “traditions”. J’aligne “France” “traditions” “printemps”: en tête de liste, le site des Chinois de France (il n’y a décidément de printemps que chinois). Le site recommande le livre d’un certain Picard ou Picquard consacré à l’Empire Chinois avec ce seul commentaire sur la jaquette du livre: un regard inédit sur la Nation qui construira le XXIème siécle”. Me voilà donc projeté ailleurs dans l’avenir alors que je m’enquérrais du passé ici même (ou du moins, là-bas d’où je suis). En second vient encore une fois le site de la France-pittoresque qui présente cette particularité qu’une fois propulsé sur ses pages d’ouvertures, on ne peut faire marche arrière. Tourisme, patrimoine, gastronomie, point de traditions, on parle plutôt de “legendes”, c’est sans doute plus attractif. Ah, non, il y a bien une fenêtre ouverte sur nos "traditions" mais toujours rien au sujet du printemps. Il faudrait que je sache me repérer dans le labyrinte des fêtes religieuses. Par exemple, il est question du jeudi saint qui commémore le dernier repas du Christ, l’eucharistie et le lavement des pieds des apôtres par le Christ. Tout cela est quelque peu obscur pour moi. La religion ne m’a jamais été enseignée. Je suis donc bredouille. J’espérais pouvoir donner à l’institutrice polonaise quelques exemples de traditions Françaises. A ce jour, tous les printemps (trois avec celui qui commence aujourd'hui) de Marie ont été polonais. Autant se pencher sur la Vistule ou plus modestement comme sur la photo, un ruisseau impromptu, issu du dégel, et y jeter tout l’hiver…

20 mars 2006

Dans l'oeil du cyclope

Parade




dimanche 19 mars

15 mars 2006

09 mars 2006

Chris, Childerik, Goetz et moi-même


Zakopan, 4 mars 2006

Zakopan



4 mars 2006