Lisa a eu deux mois hier (mais ici sur la photo, c'est Melina qui aura un mois dans deux jours). On a bu une bonne bouteille de Bordeaux. Suivie d'un bout de film sur les attentats du 11 septembre du point de vue des passagers du quatrième avion détourné qui s’est finalement écrasé en rase campagne, manquant sa cible.
Les nuits sont fraîches à présent. Marie a le nez qui coule. On pourrait bien mettre le chauffage en route dès ce soir.
L’ordinateur de bord de la voiture indique, clignotant rouge à l’appui, qu’il faut compléter le niveau du liquide de freins. J’ai appelé Krzysztof, l’homme à tout faire. Je lui ai laissé les clés et les papiers de la voiture. Ce matin, c’est un taxi qui nous a déposés, Marie et moi, devant l’école. La maîtresse de Marie porte le même nom de famille qu’un célèbre joueur de rugby Français. A mi-course, le compteur du taxi s'est enrayé. Je lui ai laissé dix zlotys de plus que le prix affiché.
Lisa s’est réveillé la nuit à cause de son nez bouché. Ce matin, Lydia est éreintée.
L’Argentine a battu la Géorgie (au rugby) et j’ai reçu de Christophe des photos de Melina (faut-il un accent sur le “e” de Melina ? Le correcteur automatique de l'ordinateur prétend me l'imposer). Toujours et encore des photos de bébés. Ce blog dégouline de bébétitude. C'est sa vocation.
La femme de notre directeur est morte d’un cancer il y a quelques jours.
Finalement, il y avait cette femme à la piscine qui faisait des longueurs en brasse. Curieusement, au lieu de les faire d’un bord à l’autre, elle les faisait d’un angle à l’autre du bassin. De mon tapis roulant, n’ayant d’autre vue que celle donnant directement sur le bassin, son manège ne pouvait m’échapper. J’ai songé qu’il ne pouvait avoir d’autre fondement que le fameux théorème de Pythagore. Sachant que la piscine mesure dix-sept mètres de longueur et six de largeur, en parcourant l’hypoténuse de ce triangle rectangle, elle prolonge sa course d’un peu plus d’un mètre par rapport à une longueur de piscine.
Dans l’océan de la vie de tous les jours, les petits riens s’égrènent comme des gouttes d’eau que rien ne différencie entre elles sinon l’angle d’approche, de distorsion, de déformation. La réalité est hors de prise. A ce train-là, nager en diagonale peut changer la vie. Tout comme réciter chaque jour une leçon différente en s’astreignant à un examen de conscience. Car il n’est rien de plus essentiel que de ne jamais se perdre de vue. Il y a toujours un point au milieu du bassin où toutes les diagonales se croisent et c’est là très précisèment qu’il faut garder la tête hors de l’eau.
Les nuits sont fraîches à présent. Marie a le nez qui coule. On pourrait bien mettre le chauffage en route dès ce soir.
L’ordinateur de bord de la voiture indique, clignotant rouge à l’appui, qu’il faut compléter le niveau du liquide de freins. J’ai appelé Krzysztof, l’homme à tout faire. Je lui ai laissé les clés et les papiers de la voiture. Ce matin, c’est un taxi qui nous a déposés, Marie et moi, devant l’école. La maîtresse de Marie porte le même nom de famille qu’un célèbre joueur de rugby Français. A mi-course, le compteur du taxi s'est enrayé. Je lui ai laissé dix zlotys de plus que le prix affiché.
Lisa s’est réveillé la nuit à cause de son nez bouché. Ce matin, Lydia est éreintée.
L’Argentine a battu la Géorgie (au rugby) et j’ai reçu de Christophe des photos de Melina (faut-il un accent sur le “e” de Melina ? Le correcteur automatique de l'ordinateur prétend me l'imposer). Toujours et encore des photos de bébés. Ce blog dégouline de bébétitude. C'est sa vocation.
La femme de notre directeur est morte d’un cancer il y a quelques jours.
Finalement, il y avait cette femme à la piscine qui faisait des longueurs en brasse. Curieusement, au lieu de les faire d’un bord à l’autre, elle les faisait d’un angle à l’autre du bassin. De mon tapis roulant, n’ayant d’autre vue que celle donnant directement sur le bassin, son manège ne pouvait m’échapper. J’ai songé qu’il ne pouvait avoir d’autre fondement que le fameux théorème de Pythagore. Sachant que la piscine mesure dix-sept mètres de longueur et six de largeur, en parcourant l’hypoténuse de ce triangle rectangle, elle prolonge sa course d’un peu plus d’un mètre par rapport à une longueur de piscine.
Dans l’océan de la vie de tous les jours, les petits riens s’égrènent comme des gouttes d’eau que rien ne différencie entre elles sinon l’angle d’approche, de distorsion, de déformation. La réalité est hors de prise. A ce train-là, nager en diagonale peut changer la vie. Tout comme réciter chaque jour une leçon différente en s’astreignant à un examen de conscience. Car il n’est rien de plus essentiel que de ne jamais se perdre de vue. Il y a toujours un point au milieu du bassin où toutes les diagonales se croisent et c’est là très précisèment qu’il faut garder la tête hors de l’eau.
