Samedi (25 mars), dans le parc du château de Wilanow, une rencontre en milieu glaciaire. La neige fond mais comme à contrecoeur, centimètre par centimètre, laissant sous elle une terre boueuse qu’affectionne particulièrement Marie. Rien dans l’air comme dans la végétation n’annonce le printemps. L’écureuil quémande sans vergogne des miettes de pain aux promeneurs. Dans la fable, il serait la cigale. Pour le reste, il monte et descend des arbres à la vitesse de l’éclair et s’approche de nous, en dodelinant de la tête, les pattes avant dans la position du boxeur en garde haute. Nous n’avons rien pour lui. Pour un peu, on lui conseillerait de suivre le vol des oiseaux migrateurs, de prendre la route du sud ou de l’ouest. Mais en ces temps d’epizootie, mieux vaut se sédentariser et snober les passagers en transit. Le château est en travaux et les statues du parc sont toutes emmitouflées dans des bâches en plastique. Quelques arbres aussi. La Vistule, elle, est toujours prise dans les glaces. Les autochtones ne sont pas pour autant découragés. Certains déambulent, un cornet de glace à la main. Finalement, l’écureuil aura droit aux miettes de l’un de ces cornets. La boucle de l’hiver est donc bouclée.
28 mars 2006
Caméléon
Samedi (25 mars), dans le parc du château de Wilanow, une rencontre en milieu glaciaire. La neige fond mais comme à contrecoeur, centimètre par centimètre, laissant sous elle une terre boueuse qu’affectionne particulièrement Marie. Rien dans l’air comme dans la végétation n’annonce le printemps. L’écureuil quémande sans vergogne des miettes de pain aux promeneurs. Dans la fable, il serait la cigale. Pour le reste, il monte et descend des arbres à la vitesse de l’éclair et s’approche de nous, en dodelinant de la tête, les pattes avant dans la position du boxeur en garde haute. Nous n’avons rien pour lui. Pour un peu, on lui conseillerait de suivre le vol des oiseaux migrateurs, de prendre la route du sud ou de l’ouest. Mais en ces temps d’epizootie, mieux vaut se sédentariser et snober les passagers en transit. Le château est en travaux et les statues du parc sont toutes emmitouflées dans des bâches en plastique. Quelques arbres aussi. La Vistule, elle, est toujours prise dans les glaces. Les autochtones ne sont pas pour autant découragés. Certains déambulent, un cornet de glace à la main. Finalement, l’écureuil aura droit aux miettes de l’un de ces cornets. La boucle de l’hiver est donc bouclée.
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