15 novembre 2010

Derniers jours de solde d'été indien

Aujourd'hui, il pleut. Quand il pleut ainsi dans l'encadrure de la fenêtre, on éprouve une impression de parfaite régularité comme si devant soi, un sablier de pluie au lieu de sable, écoulait le temps qui passe et qu'il fait.

Avant-hier, nous avons pris la route pour Yvoire mais la traversée de Genève où nous avons été pris dans un embouteillage nous a fait changer de plans. Nous nous sommes engouffrés dans un parking souterrain qui descendait en colimaçon comme un coquillage enfoncé sous terre. Comme des milliers d'autres passants nous avons marché sur les quais le long du lac.  Il faisait extraordinairement bon pour la saison et les enfants ont réclamé des glaces. Et les ont eues, comme en atteste la photo.

En rentrant, nous avons retrouvé Filou tout pimpant, content de ne plus être seul. Il s'étire comme après une longue sieste puis tombe entre les mains agiles de Lisa qui l'entoure d'une sollicitude dont il se passerait bien. Elle décide qu'il a faim, va donc le planter au-dessus de ses gamelles où il reste coi, perplexe sans doute, ne sachant quelle contenance adopter. Elle décide alors qu'il est temps qu'il aille satisfaire ses besoins et va donc le pousser contre la porte à battant de la niche de forme traingulaire qui lui sert de litière. Il se débat, Lisa insiste, j'interviens, il s'échappe et va illico se cacher sous le meuble de la télévision. Mais il resurgit bientôt, Lisa ne l'a pas vu, absorbée par un dessin animé, il parade au travers du salon, Lisa maintenant l'a vu, elle s'en saisit et l'entraîne avec elle sur le canapé. Elle le presse contre elle et voyant que je la surveille, elle dit: "papa, c'est bien comme ça...". Oui, c'est bien. Filou ne me quitte pas des yeux; navré d'avoir été trahi par son sauveur en qui il avait pourtant placé toute sa confiance.

Dimanche encore, soleil, promenade en plein air, vaches surprises sur le près, vue sur les cimes, Marie qui pleurniche pour un rien, Lisa qui ne veut plus marcher, parents excédés, déjeuner en cafétaria, retour au bercail où Filou vient de découvrir les plaisirs du bêchage dans les plantes d'appartement.

     

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