La photo a été prise avant que nous emmenions Lisa à l'anniversaire d'Ilyam. Elle avait décidé de s'habiller en blanche-neige comme au carnaval.
Il y a d'autres décisions que Lisa a prises ces jours-ci. Jeudi dernier, pendant mon absence, elle a décidé qu'il était temps pour elle d'abandonner les couches. Depuis lors, elle dort sans couches. Et sans dommages. Elle a également décidé que désormais, elle boirait son lait matinal dans un bol comme sa soeur. Le biberon est encore au-dessus de l'évier. Il va bientôt rejoindre le rayon des souvenirs.
Marie a obtenu 17,5 en mathématiques. Elle me l'a répété plusieurs fois depuis que je suis rentré de Tunisie (hier). Je l'avais appris de sa mère quand j'étais à Tunis. Je l'avais déjà félicitée. Elle m'a répondu que je ne l'avais pas félicitée de vive voix et que c'était plus important de vive voix.
Hier, la lecture du soir de Lisa a été le nouvel album des aventures de mini-loup: "Mini-loup est tout fou". Marie, elle, a eu droit de laisser la lumière allumée pour lire sa nouvelle bande dessinée. Les deux albums, je les avais achetés avant de partir, prévoyant de les donner à mon retour.
Elles ont tellement aimé le centre de loisirs qu'elles sont presque déçues de ne plus y retourner aujourd'hui.
Il a fait meilleur ici à Ferney qu'à Tunis où le week-end dernier, une tempête s'est subitement levée. Le fracas de la houle sous un ciel de plomb, les cordes de pluie fouettant l'air, on se serait dit en pleine mer. Aurais-je ouvert les porte-fenêtres que j'aurais dû me cramponner aux rideaux de la chambre pour ne pas être emporté. J'exagère à peine. Cela a duré deux jours. Lundi, conférence; mardi également. Quand ils prenaient la parole, les intervenants du parti de dieu commençaient par des louanges à dieu: "à dieu clément et miséricordieux...", disaient-ils. J'étais, face à eux, sur le podium, aveuglé par le spot de la télévision, soleil de substitution tandis que dehors, après deux jours d'éclipse, rayonnait le vrai, l'authentique. Il y avait de quoi remercier dieu.

Les supermarchés alignent à côté des caddies grandeur nature, si j'ose dire, des caddies taille fillette. Autrefois, il y avait l'entrée dans le monde, le premier bal, la première invitation à danser. Aujourd'hui, il y a le premier caddie, les rayonnages achalandés à hauteur des yeux d'enfants. Lisa a d'abord sagement choisi un pot de nutella. Mais après cela, les caddies ont eu un autre usage, celui de bolides de course, de chars à cheval (le cheval ici tirant la charette au lieu de la pousser). J'ai eu toutes les peines du monde à freiner leurs courses dans les travées. L'épilogue fut une chute de Lisa à proximité immédiate - et dangereuse - des pots de cornichon.
Je dois tout doucement me remettre au travail. C'est une belle, trop belle journée.
Ci-dessous Marie à sa dernière leçon d'équitation. Elles apprennent à galoper...
Il y a d'autres décisions que Lisa a prises ces jours-ci. Jeudi dernier, pendant mon absence, elle a décidé qu'il était temps pour elle d'abandonner les couches. Depuis lors, elle dort sans couches. Et sans dommages. Elle a également décidé que désormais, elle boirait son lait matinal dans un bol comme sa soeur. Le biberon est encore au-dessus de l'évier. Il va bientôt rejoindre le rayon des souvenirs.
Marie a obtenu 17,5 en mathématiques. Elle me l'a répété plusieurs fois depuis que je suis rentré de Tunisie (hier). Je l'avais appris de sa mère quand j'étais à Tunis. Je l'avais déjà félicitée. Elle m'a répondu que je ne l'avais pas félicitée de vive voix et que c'était plus important de vive voix.
Hier, la lecture du soir de Lisa a été le nouvel album des aventures de mini-loup: "Mini-loup est tout fou". Marie, elle, a eu droit de laisser la lumière allumée pour lire sa nouvelle bande dessinée. Les deux albums, je les avais achetés avant de partir, prévoyant de les donner à mon retour.
Elles ont tellement aimé le centre de loisirs qu'elles sont presque déçues de ne plus y retourner aujourd'hui.
Il a fait meilleur ici à Ferney qu'à Tunis où le week-end dernier, une tempête s'est subitement levée. Le fracas de la houle sous un ciel de plomb, les cordes de pluie fouettant l'air, on se serait dit en pleine mer. Aurais-je ouvert les porte-fenêtres que j'aurais dû me cramponner aux rideaux de la chambre pour ne pas être emporté. J'exagère à peine. Cela a duré deux jours. Lundi, conférence; mardi également. Quand ils prenaient la parole, les intervenants du parti de dieu commençaient par des louanges à dieu: "à dieu clément et miséricordieux...", disaient-ils. J'étais, face à eux, sur le podium, aveuglé par le spot de la télévision, soleil de substitution tandis que dehors, après deux jours d'éclipse, rayonnait le vrai, l'authentique. Il y avait de quoi remercier dieu.

Les supermarchés alignent à côté des caddies grandeur nature, si j'ose dire, des caddies taille fillette. Autrefois, il y avait l'entrée dans le monde, le premier bal, la première invitation à danser. Aujourd'hui, il y a le premier caddie, les rayonnages achalandés à hauteur des yeux d'enfants. Lisa a d'abord sagement choisi un pot de nutella. Mais après cela, les caddies ont eu un autre usage, celui de bolides de course, de chars à cheval (le cheval ici tirant la charette au lieu de la pousser). J'ai eu toutes les peines du monde à freiner leurs courses dans les travées. L'épilogue fut une chute de Lisa à proximité immédiate - et dangereuse - des pots de cornichon.
Je dois tout doucement me remettre au travail. C'est une belle, trop belle journée.
Ci-dessous Marie à sa dernière leçon d'équitation. Elles apprennent à galoper...

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