Papa : !!!!!!!
Marie : c’est vrai, papa, dis ?
Papa : oui…c’est
vrai...
Marie :...et
après, il est parti puis il a voulu revenir mais elle, elle voulait plus, elle
mangeait de l’herbe…
Lisa (interrompant Marie qui râle aussitôt): papa !
est-ce que je peux donner de l’herbe aux chevals ?
Papa : on
dit pas « chevals » mais « chevaux »…
Lisa :…aux
chevaux ?
Papa : non,
Lisa, tu peux pas arracher de l’herbe ici…je te l’ai déjà dit…
Olga est avec
nous. Il fait chaud. Cette fois, les minis ont eu droit à leur galop d’essai
dans le manège extérieur, le grand manège où seuls les pros sont normalement
admis. Et puis, ils sont allés faire un tour plus loin dans la campagne. Marie était fière que nous la regardions. Elle avait son sourire pincé des
poses photo. De temps, en temps, elle jetait un coup d’œil de côté pour s'assurer de notre présence, de notre attention. Olga
était impressionnée. On le lui a rapporté. Lisa, elle, avait confisqué l’appareil
photo d’Olga et balayait la ferme et ses environs de rafales de clichés. A la maison, on a
regardé les photos avant de les effacer et finalement, on ne les a pas effacées :
il y en avait de si drôles que Lydia en a attrapé un fou rire. Il faudra que je
les télécharge et que j’en poste quelques unes. La légende dira : le monde
par les yeux de Lisa.
Aujourd’hui, c’est
la kermesse de l’école. Je suis allé ce matin aider à monter les stands. Je n’ai
pas eu grand-chose à faire. Il y avait assez de monde. Le maître de Marie,
celui de l’année dernière, préparait les jeux aux différents stades. La femme,
une Italienne me semble-t-il, qui s’occupe de l’association des sous des
écoles, m’a enrôlé pour différentes tâches. Je me suis senti comme à l’école,
comme un élève. La chaleur s’accentue d’heure en heure. Il n’y a pas assez de
parasols, pas assez de bancs sous le préau. Il va falloir se disputer l’ombre
des quelques arbres de la cour. Marie est toute excitée, elle retrouvera toutes
ses copines, j’ai acheté hier les tickets pour les jeux, elle me les a
demandés, je les lui ai confiés.
Avant-hier soir,
alors que j’allais éteindre la lampe de chevet, j’ai trouvé sous l’oreiller une
feuille pliée en deux. Sur la première page, étaient inscrits les mots « pour
papa et maman» suivis, au bas de la page, d’un « urgent » encadré de
points d’exclamation. A l’intérieur, une longue lettre nous rappelant son
souhait le plus cher: recevoir en guise de cadeau d’anniversaire un
cochon d’Inde.
« Chers papa et maman, vous ne me parlez plus
du cochon d’Inde dont je rêve. On dirait que vous essayez de me faire oublier.
Pour qu’on en parle plus. Vous ne savez pas qu’un rêve, ça ne s’oublie pas ?
Je voudrais que ce soit le mien (le cochon
d’Inde), pas celui de Lisa, ce diable. Je m’en occuperais plus que bien. Je
voudrais qu’il vive dans ma chambre. En plus, je lui ai fabriqué une salle de jeux
calme avec une mini chambre, avec une fenêtre et des rideaux et un tuyau, etc.
Je veux vraiment en avoir un à mon anniversaire de 9 ans. J’en prendrai
bien soin le plus possible du monde ! Je ne voudrais que ça à mon
anniversaire, rien d’autre ! Ou je voudrais en avoir un, pas à mon anniversaire,
juste une journée normale. J’ai toute une liste de noms à lui donner :
Alvinet, Alvin, Noisette, Caramel, Olympe, Chantille, Loulou, Crème, Ourson,
Minou, Simon, Lucky luke, etc. Décidez-vous vite s’il vous plait !
Marie
PS : et je voudrais que vous m'en achetiez un dans
un élevage car j’ai vu sur google que dans une animalerie, le cochon d’Inde ne peut
vivre que trois ans et dans un élevage, il peut vivre dix ans ou plus. En plus, c’est
vrai !!!!!!! Pensez- vite ! Le plus possible !
Marie
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