à force d’écrire sur des bouts de buvard, de m’effacer, on aurait pu me confondre, me relèguer au règne végétal,
enfant, j’étais désoeuvré, j’allais, mains ballantes, rien ne me touchait et tout me bouleversait, la sincérité m’ennuyait, je ne cherchais qu’à croire, il me fallait des mondes, des miracles,
feindre l’indifférence était un jeu, dans ma chambre, il me semblait qu’au bout de moi se trouvait un autre moi qui avait vécu avant moi et qui maintenant racontait sa vie comme s’il racontait celle d’un autre, disparu bien avant lui,
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